Informations confidentielles obtenues par voie ‘d’infiltration’

1 Définition
2 Infiltration à fins policières
3 Infiltration à fins journalistiques
3.1 Directive relatif au journalisme ‘undercover’
4 Cas: Kirsten Mertes

1 Définition

L’infiltration ou l’espionnage professionnel (souvent désigner avec le terme anglais ‘undercover’) est l’utilisation de la dissimulation de sa propre identité en la remplaçant par une autre, fausse identité. Cette méthode est utiliser dans le but d’acquérir la confiance d’une personne tierce ou d’une organisation tierce, afin d’obtenir des informations secrètes et confidentielles, qui peuvent s’avérer être compromettantes et utilisable en justice. Néanmoins, cette technique peut seulement être utilisée au moment que les méthodes d’investigation traditionnelles paraissent insuffisantes.

Cette technique d’extraction d’informations est entre autre appliquée fréquemment dans les professions suivantes:

Grace à cette infiltration, la personne qui pénètre dans le milieu dubitatif qui est à examiner, aura l’occasion de rassembler et investiguer des informations spécifiques qui peuvent s’avérer confidentiel et même sensible, et qui sont dans la plupart des cas considérées comme étant inconnues en dehors de l’organisation ou entreprise visée. La question devra alors s’être posée, si cette information perçue peut en effet être rendu public, lequel pourrait donc être utiliser dans des cas bien précis, comme par exemple en tant que preuve dans des procès judiciaires ...?

Nous allons nous limiter aux deux sortes d’infiltration les plus courantes. Ceux perçus par les services policiers, et ceux perçus par le monde journalistique. Ce deuxième point sera abordé plus en détail.

2 Infiltration à fins policières

L’exemple le plus connu et le plus répandu dans le monde de l’infiltration par du personnel des services policiers ou des services de renseignements est sans aucun doute l’infiltration dans des organisations criminelles, comme notamment la maffia et certaines organisations fascistes et d’extrême-droite.

Le but de cette technique est dans la plupart des cas non seulement de répertorier la structure de l'organisation et d’en avoir une vue claire et correcte, Mais également de constater certains faits pénaux qui peuvent avoir comme but de mettre fin à ces activités criminelles. L’utilisation de cette méthode est le plus souvent utiliser en tant que dernier recours, méthode qui est mise en application quand aucune autre démarche ne peut être entreprise dans le cadre ou processus traditionnel et légal de la comparution de quelqu'un ou d'une organisation en justice.

Néanmoins, il est d’ordre que quand un agent secret infiltre un milieu précis, dans la plupart des cas il sera obliger de prêter serment ou de se tenir à un certain code de conduite de sécrétion interne. Quand la personne en question rend public de l’information sensible, qui est en réalité donc néfaste pour l’organisation et ses membres, ce serment qui avait été prêté est alors rompu. On pourrait dans ce cas alors parler d’une sorte de rupture de la confiance mutuelle. En effet, il y avait une sorte de lien entre les deux parties, en quel ce lien de confiance a été transgressée, rompue ... De ce fait, il faut faire extrêmement caution que la personne qui est rendu en justice, ne puissent faire appel à cette “rupture de contrat”.

Le but justifie certainement les moyens, mais peut-on à la longue encore justifier éthiquement cette méthode? N’est-il pas possible qu’à cause d’une utilisation fréquente de cette méthode, la confiance générale dans les gens se perde, et que la méfiance dans la communauté ne grandisse ...?

3 Infiltration à fins journalistiques

Les journalistes ont toujours essayé de rassembler de l’information par toutes voies possibles. La récolte d’information peut par exemple être effectuée par des communications officielles, l’utilisation d’informations confidentielles ou bien de fuite d’information. En outre, les journalistes peuvent également utiliser toutes sortes de techniques spéciales, comme par exemple l’espionnage de personnes, l’intrusion dans certains lieus ou encore, la dissimulation de sa qualité en tant que journaliste.

Dans la plupart des cas, le milieu criminel forme un domaine de travail populaire. Les journalistes infiltrent dans le monde de la drogue, de la prostitution, de la contrebande ou même de la mode, afin de pouvoir apporter des histoires palpitantes et juteuses à son public.

Rendre public une histoire d’une telle envergure n’est en fait pas toujours évident, étant donner que le reporter est pratiquement toujours restreint à des consignes spécifiques, et que dans la plupart des cas il doit également tenir compte de son secret professionnel.

3.1 Directive relatif au journalisme ‘undercover’

En règle générale, un journaliste doit toujours agir en tant qu’ouvert, transparent et honnête. Cela veut dire que le correspondant doit se légitimer à chaque contact professionnel envers de son interlocuteur. Néanmoins, le journalisme dont lequel le journaliste s’apprête à prendre un autre rôle, profession ou identité que celui qu’il exerce vraiment, comme dans des reportages ‘undercover’, doit rester une exception.

Déviation de cette règle est seulement autoriser quand les conditions suivantes ont toutes été remplisses:

4 Cas: Kirsten Mertes

Une histoire remarquable qui s’est déroulé récemment dans notre pays, était la polémique autour de la journaliste qui avait infiltré l’organisation de Miss Belgian Beauty.

La saga autour de la sélection de Miss Belgian Beauty a duré plusieurs mois. Les histoires étaient surtout fixer autour de l’organisateur de ce concours de beauté, Ignace Crombé. Les histoires et ragots autour de cette personne devenaient de plus en plus intenses et fortes, tandis que la défense du ‘missmaker’ devenait de plus en plus burlesque. Pendant tout ce temps, la masse publique a pu se régaler des détails les plus intimes.
Surtout maintenant que journaliste ‘undercover’ Kirsten Mertes de P-Magazine a eu l’occasion d’analyser toute cette affaire en interne et rendu public dans son livre Operatie Missmaker, l’affaire a gagné en amplitude. En fait, la journaliste a travaillé sept mois ‘undercover’ en tant que candidate, et ceci pour l’hebdomadaire P-Magazine, où elle était active en tant que stagiaire.

Kirsten Mertens, 22 ans et originaire de Lier, n’avait en fait jamais l’intention de disputer la tiare tant aimé par les candidates. Son but en tant que journaliste en dernière année d’études, consistait à démasquer et révéler la vraie face d’Ignace Crombé et son organisation au monde extérieur, et ceci à la demande de P-Magazine, où elle était stagiaire. Néanmoins, comme elle avait été choisi comme une des vingt finalistes, Kirsten Mertes a choisi – et ceci une semaine avant la grande finale – d’annoncer qu’elle travaillait déjà depuis sept mois ‘undercover’ pour l’hebdomadaire.

Pourquoi avoir choisi pour la méthode d’infiltration?

Tout juste après le début de cette 18ième édition, Ignace Crombé avait introduit une cessation de contact journalistique. A cet instant, il n’était plus prêt à ne donner aucune information autour de toute l’organisation. Le seul moyen d’obtenir ses informations était donc de s’inscrire soi-même dans la compétition, ce que la journaliste à donc faite. En plus, selon elle, il était tout de suite clair durant les sélections préliminaires que le monde de la presse n’était pas la bienvenue. Les accès pour les journalistes étaient très limités. Grace à sa casquette ‘d’agent secret’, Kirsten Mertes obtenait par contre un accès illimité, où et quand elle le souhaitait. Elle avait donc carte blanche pour discuter avec les finalistes, les parents, et était dans la possibilité de tenir à l’œil Ignace Crombé d’aussi près qu’elle le voulait.

Dans cette période qui durait sept mois, la journaliste a découvert le monde derrière les coulisses de Miss Belgian Beauty: les secrets, les mensonges, la manipulation, la domination constante des candidates, les menaces de dédommagement, le chantage émotionnel omniprésent, ... Et tout ceci arroser d’une pincée de violence domestique ...

Journaliste Kirsten Mertes a rendu public son identité en tant ‘qu’agent secret’ sur le site internet de son hebdomadaire. “Je ne participais pas pour la tiare, ni pour la voiture, ni pour le plaisir et certainement pas pour la célébrité. Je faisait juste mon devoir de journaliste.” Kirsten Mertes, qui a terminé ses études de journalisme en fin d’année passé, a gardé sa mission secrète pour pratiquement tout le monde. Pas plus que son ami, ses parents et quelques personnes à la rédaction de P-Magazine n’en étaient au courant.
Ignace Crombé réagissait totalement surpris et déçu quand il a été confronté avec cette nouvelle. Sa réaction était autant plus furieuse: “Nous n’avons pas besoin de ‘taupe’ dans notre organisation, et surtout pas de gens qui profitent à nos frais pour se remplir leurs poches. Nous avons besoin de candidates enthousiastes et motivées.” Par contre, il ne craint en aucun cas ce fameux reportage, sous condition que la journaliste à bien écrit la vérité. Alors selon lui, si ceci serait le cas, les autres candidates confirmeront alors également cette version. Ignace Crombé était au courant que Kirsten Mertes avait fait des études en journalistique. “Pendant sons discours, elle nous disait qu’elle avait honte de la profession qu’elle allait exercer. Elle trouvait que tout ce qui avait déjà été dit à mon égard n’était plus du journalisme.”

Kirsten Mertes raconte à son tour ce qu’ont été ses observations pendant cette période. “Au moment que je devais signer mon contrat chez Ignace, je l’ai bien relu une centaine de fois. Suivant toute la commotion autour de la compétition de l’année passée, j’aurais cru qu’il y aurait eu une adaptation ‘rigoureuse’ des règles internes. Par contre, ce n’en était pas le cas. J’étais libre d’écrire un article pour P-Magazine. Selon le contrat, ceci était parfaitement possible. Nulle part n’y paraissaient y avoir une limitation quelconque pour écrire un article sur mon expérience et mes trouvailles dans la compétition.”

“Par contre, je devais être extrêmement prudente en rédigeant mes notes. Souvent je les faisais le soir en secret. Mais je devais encore toujours quand même faire attention et surveiller mon entourage. Mes compagnons de chambres ne pouvaient pas savoir ce que j’étais en train de faire.”

A un moment précis, la journaliste/candidate MBB devait défendre sa campagne devant un jury. Une dame de ce jury lui demandait si le titre de miss ne pourrait pas former un obstacle pour une future journaliste. “Je lui ai répondu en tout honnêteté que cela n’est en effet pas une combinaison idéale pour postuler chez des journaux renommés. Mais que cela peut également avoir des avantages vue qu’une miss acquis beaucoup d’expérience avec le monde des médias.” Ce même membre du jury lui demandait également si elle n’était pas par hasard dans la compétition en tant que ‘agent secret’. “D’abord, cela m’a fait rigoler, puis en suite je lui ai répondu que ceci n’était pas le cas.”
Selon la journaliste de 22 ans, il n’y a par contre aucune faille dans la méthode dont laquelle elle s’est utilisé, et que ses méthodes d’investigations était parfaitement légaux. En ce qui concerne sa rupture du contrat – elle n’a pas participé à la semaine préparatoire qui précédait la finale – elle a pu éviter le paiement d’un dédommagement de 1.500 € grâce à un compromis avec l’avocat d’Ignace Crombé. Par contre, en ce qui concerne son article dans P-Magazine et son livre, il est possible qu’un procès en résulte, pour entre autres de calomnie. Mais en ce qui concerne l’aspect de rupture de son secret professionnel, il n’y aurait aucun problème ...

Selon Filip Voets, secrétaire-général et porte-parole du Conseil pour le Journalisme (Raad voor de Journalistiek), les quatre règles (mentionnées précédemment) de la directive pour le journalisme ‘undercover’ ont été parcourus et approuvées. Il est possible qu’il y ait un litige autour de la règle concernant la relevance sociale, étant donné qu’il n’y avait pas question d’intérêt capital ou de sécurité commune. Par contre, le choix peut être justifié du fait qu’il y a beaucoup de concours de beauté en Belgique, et que ceci intéresse beaucoup de gens. De plus que le nom d’organisateur Ignace Crombé a beaucoup été entendu dans l’actualité ces dernières années de façon négative, pour par exemple stalking des candidates, ce qui a évidemment susciter les rumeurs de favoritisme et népotisme. Sinon les autres règles de la directive ont bel et bien été respectées. Il y a avait une concertation ouverte avec la rédaction, il n’y avait aucun risque excessif en proportion avec le résultat espéré et l’utilisation de méthodes journalistiques traditionnelles était impossible. Cette directive met notamment les journalistes dans la capacité de juger dans quels cas le journalisme ‘undercover’ est justifié. De plus, cette directive peut être comparée à des autres règles similaires existant dans d’autres pays européens. Quoi qu’il est quand même toujours nécessaire de juger au cas par cas, et qu’il y a toujours place au débat autour de la relevance sociale qui diffère de culture en culture.

Selon la journaliste, son opération correspond complètement aux règles soumisses. Tout les points de la directive ont été analysés, argumentés et approuvés. Il est en effet nécessaire que ses points existent, de façon de pouvoir peser certains aspects à d’autres. Cependant, la motivation la plus importante et ultime était le fait que l’information ne pouvait être récolté d’une autre manière, et donc pas par les canaux d’investigations et procédures traditionnelles. Premièrement, il y avait Ignace Crombé qui garder la presse à distance, et deuxièmement, l’information qui aurait était obtenu par les finalistes aurait pu être ou bien exagérée (la candidate en question peut être jalouse ou mécontente), ou bien romancée, ceci au détriment d’obtenir une histoire objective du concours et de son organisateur.

Grace à la méthode d’investigation utiliser par Kirsten Mertes, le monde a pu obtenir cette vue objective de toute l’histoire concernant MMB. Par contre, on peut se poser la question suivante: n’y a-t-il pas question de violation du secret professionnel? Selon nous, ceci n’en est pas le cas. La journaliste a agit en toute honneur et conscience, conformément à la directive imposer par le Conseil pour le Journalisme. Néanmoins, une autre question suscite: est-ce que cette technique est éthiquement correcte, vue qu’il y a quand même question de dissimulation de sa propre identité, en quelque sorte l’utilisation de mensonges, et surtout, dans un sens l’abus de la confiance de quelqu’un ...